Au plan religieux

Dès le IVe s. la Cappadoce était très profondément marquée par le christianisme. Des hommes tels que Basile de Césarée, Grégoire de Nysse, Grégoire de Nazianze assurèrent à l'Église d'Orient un très grand prestige intellectuel et spirituel.

Par ailleurs, après 350, le monachisme venu d'Égypte se répandait. Chapelles, ermitages, monastères se multiplièrent dans les vallons de Cappadoce. On peut suivre, grâce aux progrès de l'archéologie depuis 100 ans, les implantations successives de ces petites colonies monastiques.

Bien que les textes fassent cruellement défaut, les caractéristiques de ce phénomène se laissent deviner à travers la topographie. Monachisme rural, en petites communautés jamais très éloignées des villages. Cénobitisme donc. Anachorétisme aussi, relié, semble t-il, à la vie des monastères. Une impression d'austérité et de chaleur humaine, pour autant qu'on puisse savoir.

Nul doute, par delà la beauté de ses paysages, la renommée actuelle de la Cappadoce tient d'abord au souvenir de ses moines.


Croix peinte sur le plafond de l'église dite numéro-5 de Gülü Dere

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